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Points clés à retenir
- MyArkevia est réservé aux documents RH déposés par l’employeur
- La connexion se fait uniquement via myarkevia.com
- L’activation exige un matricule et un code secret fournis par les RH
- 3 mois pour récupérer ses documents après notification de fermeture
- Fichier limité à 2 Mo, espace personnel à 100 Mo par défaut
MyArkevia : à quoi sert ce coffre-fort salarié ?
MyArkevia est le coffre-fort numérique développé par Cegedim Business Services pour héberger les documents RH des salariés. Autant vous le dire tout de suite : ce n’est pas un simple espace de stockage, c’est l’employeur qui y dépose lui-même les fiches de paie et attestations.
Dans ma pratique de conseil RH, je vois souvent la confusion entre deux usages du service. D’un côté, une boîte de réception professionnelle où atterrissent les documents transmis par l’entreprise. De l’autre, un espace personnel où le salarié peut ajouter ses propres pièces, avec des règles de dépôt différentes.
Ouvrir l’infographie en grandOù se connecter à son compte MyArkevia ?
L’adresse officielle est myarkevia.com. Je le précise parce que plusieurs sites tiers proposent des guides de connexion qui ressemblent à s’y méprendre au portail réel, sans en être un accès direct.
Une fois sur la page, il suffit de saisir l’identifiant et le mot de passe fournis lors de l’activation pour accéder aux documents déposés. La connexion se fait exclusivement via le site officiel, jamais via un lien reçu par SMS ou un moteur de recherche générique.
Si la page ne s’ouvre pas ou que le compte semble bloqué, plusieurs vérifications s’imposent avant de contacter qui que ce soit :
- Vérifier l’orthographe exacte de l’adresse dans le navigateur
- Contrôler que l’identifiant utilisé correspond bien à celui de l’activation
- Tester la connexion depuis un autre navigateur ou en navigation privée
Comment activer MyArkevia pour la première fois ?
L’activation nécessite deux éléments transmis par le service RH de l’entreprise : un matricule et un code secret. Sans ces deux informations, impossible de créer le compte.
Le formulaire d’inscription demande ensuite une adresse e-mail valide, personnelle de préférence, ainsi que l’acceptation des conditions générales d’utilisation. C’est cette adresse qui servira pour toutes les communications ultérieures, y compris en cas de départ de l’entreprise.
Une fois le formulaire validé, un e-mail de confirmation permet de finaliser l’activation avant la toute première connexion.
Comment retrouver et sauvegarder ses bulletins de paie ?
Les bulletins transmis par l’employeur apparaissent dans l’espace documents du compte, généralement classés par date. Il suffit de les repérer et de les télécharger un par un, ou parfois par lot selon l’interface disponible.
Je recommande systématiquement à mes clients de télécharger une copie personnelle de chaque bulletin dès sa mise à disposition, plutôt que de compter uniquement sur le coffre-fort en ligne. C’est un réflexe simple qui évite bien des complications plus tard.
Si un bulletin attendu n’apparaît pas dans le compte, le premier réflexe est de contacter le service RH de l’entreprise, et non le support technique de MyArkevia, qui n’a pas la main sur les dépôts.
Que faire si l’accès au compte est perdu ?
Un mot de passe oublié se réinitialise directement depuis la page de connexion, via la procédure classique d’envoi d’un lien sur l’adresse e-mail enregistrée. Cela fonctionne à condition que cette adresse soit toujours active.
Le blocage n’a cependant pas toujours la même origine, et la solution diffère selon le cas :
- Adresse e-mail perdue ou plus accessible : il faut passer par les RH pour mettre à jour les coordonnées
- Code d’activation jamais reçu ou égaré : la demande se fait également auprès du service RH
- Incident technique persistant sur le site : le formulaire de support de MyArkevia est le bon canal
Que devient le coffre-fort après un changement d’employeur ?
C’est la question que je reçois le plus souvent de la part de salariés qui viennent de quitter une entreprise. Le maintien de l’accès dépend des conditions fixées par l’ancien employeur, et n’est pas systématiquement garanti dans la durée.
Si une notification de fermeture du compte est envoyée, le salarié dispose de 3 mois pour récupérer l’ensemble de ses documents avant que l’accès ne soit coupé. Ce délai n’est pas négociable, donc mieux vaut agir dès réception du message.
Pour éviter toute mauvaise surprise, deux réflexes s’imposent au moment du départ : tenir son adresse e-mail à jour dans le compte, et exporter sans attendre les bulletins et attestations essentiels vers un stockage personnel.
Quelles limites et protections connaître avant de l’utiliser ?
Avant de s’appuyer entièrement sur MyArkevia, mieux vaut connaître les limites techniques du service. Selon les CGU consultées en 2026, un fichier déposé par l’utilisateur ne peut pas dépasser 2 Mo, tandis que l’espace personnel dispose par défaut d’une capacité de 100 Mo, pouvant varier selon le contrat de l’employeur.
Le service est annoncé disponible 24 h/24 et 7 j/7, hors interruptions de maintenance. Cela reste une disponibilité technique du coffre-fort, à distinguer de l’obligation légale de conservation du bulletin de paie.
Sur ce point, le décret n° 2016-1762 encadre le bulletin électronique de manière indépendante du fonctionnement de MyArkevia. Le salarié doit être informé de son droit d’opposition dans le mois précédant le premier bulletin dématérialisé, ou dès l’embauche. Une opposition prend effet dans un délai de 3 mois au plus.
Le même texte prévoit une garantie de disponibilité du bulletin pendant 50 ans, via l’une des deux modalités légales prévues. Ce n’est pas une promesse d’accès permanent au compte MyArkevia lui-même, mais une obligation qui pèse sur la conservation du document. En cas de cessation du service de conservation, un préavis de 3 mois au moins doit permettre à chacun de récupérer ses bulletins avant fermeture.



